RdD/DEVELOPEMENT : Vision 2035 : le Djibouti de demain…
Un pays, c’est un projet en perpétuelle évolution. Aux collectionneurs des vieilles cartes postales (ou des cartes géographiques) de Djibouti, je recommanderais de prendre en photo le Djibouti actuel. Le programme « Vision 2035″ initié par le Président de la République est conçu pour une reconfiguration du pays. Effort infrastructurel : les deux ports qui seront construits à Doraleh (port multipurpose) et à Damerjog (port d’exportation de bétail) ainsi que le nouvel Aéroport prévu à Doudah constituent autant de portes d’entrée (et de sortie) pour l’économie djiboutienne. Effort infrastructurel aussi avec les voies ferrées qui relieront Djibouti à l’Ethiopie. Ces investissements infrastructurels colossaux vont avoir un impact sur l’aménagement du territoire et du milieu urbain.
Ces différents sites qui seront de véritables centres socio-économiques engendreront un réaménagement et une viabilisation des espaces environnants.
Ports et Aéroports sont des pôles d’attraction pour les activités industrielles et commerciales. Ainsi, il est à prévoir un boom immobilier dans cette région d’Arta.
L’infrastructure s’inscrit dans un schéma politique : « La Vision 2035″ prône une intégration régionale qui joue sur les complémentarités des différentes économies des pays de la Corne de l’Afrique.
Actuellement, on ne pense qu’à l’interconnexion avec l’Ethiopie. Mais par la force du commerce, c’est l’ensemble des pays du Comesa qui sera intéressé par les propositions djiboutiennes d’un service diversifié et de qualité. Et d’ores et déjà, s’impose à nous et à nos partenaires la préparation des ressources humaines adéquates.
Avec les jeunes en formation en Inde, on pourra dire que cela aussi a été planifié. L’émergence d’un Djibouti, hub commercialo-industriel pour la zone de libre échange de la Communauté Economique de l’Afrique de l’Est et Australe repose sur cette volonté de multiplier les infrastructures de Transport.
L’infrastructure est la base indispensable pour une économie en croissance. Pour tirer pleinement les bénéfices de ces investissements lourds, il importe de résorber la problématique énergétique.
Malgré l’interconnexion électrique avec l’Ethiopie, la facture énergétique demeure élevée. Sur ce plan-là aussi le gouvernement table sur les énergies renouvelables.
En effet, des projets pour un recours massif du solaire, de la géothermie et de l’éolien ont été mis en route. La réalisation d’un coût abordable du courant électrique boostera l’Investissement Direct Etranger (Ide). Ainsi, Djibouti attirera davantage d’hommes d’affaires prêts à investir dans une économie en pleine ascension.
Sur un autre point, l’ébullition et l’effervescence des activités économiques se répercuteront sur le secteur financier. L’implantation des institutions financières (Banques, Agences de change et autres institutions de transfert d’argent) à Djibouti se consolidera et se poursuivra.
Time is money… Le Djibouti de demain ressemblera à une ruche où chaque abeille aura son rôle dans le long processus du Développement. C’est pourquoi il est important d’établir une photographie du Djibouti d’aujourd’hui… Car demain Djibouti aura un autre visage.
« La Vision 2035″ ne concerne pas exclusivement le secteur économique. Elle englobe aussi une vue d’ensemble des sites culturels (Musée, Bibliothèque et Galerie d’Art) des lieux touristiques et des centres ludiques.
Ce pays posé au bord de la mer Rouge compte sur ses forces intrinsèques pour se frayer un chemin jusqu’au développement durable. C’est parti du bon pied…